Why Handmade Knitwear Still Matters Today

Pourquoi la maille artisanale garde toute sa place aujourd’hui

Un pull que l’on porte souvent, une écharpe que l’on retrouve chaque hiver… Certains vêtements finissent par compter dans notre quotidien. La matière y est pour beaucoup, bien sûr. Savoir qui les a créés et avec quel soin leur donne aussi une valeur particulière.

Chez MATTILDE KNITWEAR, c’est ce lien entre le vêtement et la personne qui le porte qui nous donne envie de continuer à créer, année après année.

Une longue histoire de savoir-faire

Nous l’évoquions dans notre article consacré à La grande foire de l’artisanat letton : le tricot accompagne la vie quotidienne depuis des siècles. Ses origines exactes restent difficiles à établir. Parmi les pièces anciennes qui nous sont parvenues, certaines ont été retrouvées en Égypte. En Lettonie, les traces de cette pratique remontent au Moyen Âge.

Il faut toutefois distinguer le tricot d’autres techniques qui lui ressemblent. Le nålbinding, par exemple, se réalise avec une seule aiguille et consiste à former des boucles de fil entrelacées. Cette technique est plus ancienne, mais son lien exact avec l’apparition du tricot reste discuté.

En Europe, les métiers du tricot se sont aussi organisés en corporations, qui comptaient de nombreux hommes parmi leurs membres. Les bas et les chaussettes occupaient alors une place importante dans cette production.

En 1589, l’Anglais William Lee met au point un métier à tricoter actionné à la main. Cette invention ouvre la voie à la mécanisation, puis au développement industriel de la maille au cours des siècles suivants.

Ce que l’artisanat apporte à un vêtement

Aujourd’hui, les vêtements sont largement produits à l’échelle industrielle. Pourtant, le travail artisanal n’a rien perdu de son intérêt. On le choisit pour la qualité d’une matière, pour une coupe, pour une couleur, mais aussi pour l’attention portée à chaque étape.

Chez MATTILDE KNITWEAR, nous utilisons des machines à tricoter manuelles, puis nous réalisons les finitions à la main. Le choix du fil, la mise au point du modèle, le tricotage et les finitions demandent du temps et de l’expérience. Une grande partie de ce travail ne se voit plus une fois le vêtement terminé. Elle contribue pourtant à sa qualité.

Ce temps consacré à chaque pièce explique aussi une partie de la différence de prix avec un vêtement produit en grande série. Choisir une création artisanale, c’est reconnaître la valeur de ce travail et soutenir les personnes qui le réalisent.

Du kid mohair et de la soie au fil des saisons

La plupart de nos créations sont réalisées dans un mélange de 75 % de kid mohair et de 25 % de soie. Nous aimons ce fil pour sa légèreté, son toucher et la chaleur qu’il apporte sans alourdir le vêtement. Pour mieux connaître cette matière, vous pouvez découvrir l’origine et l’histoire du mohair.

Au printemps et en été, nos clientes se tournent volontiers vers des gilets et des pulls légers, faciles à enfiler quand la température baisse. En automne et en hiver, les écharpes, les bonnets, les gants et les moufles sont davantage de saison. Certaines aiment aussi composer un ensemble d’accessoires dans le même coloris.

Une maille n’a pas besoin d’être épaisse pour compléter une tenue. Selon le modèle et la façon de la porter, elle peut accompagner des moments très différents de l’année.

Finitions réalisées à la main sur une pièce MATTILDE KNITWEAR dans notre studio à Riga, en Lettonie.

Ce qui donne envie de revenir

Depuis plus de dix ans, nous voyons nos fils devenir des vêtements, puis rejoindre le quotidien de celles et ceux qui les choisissent. C’est l’une des grandes satisfactions de notre métier.

Au fil des années, nous avons vu revenir des clientes fidèles, parfois accompagnées d’une amie ou d’un proche à qui elles souhaitaient faire découvrir MATTILDE. Quand nous leur demandons ce qu’elles apprécient, les mêmes qualités reviennent : le choix des fils, le soin apporté à la réalisation, le confort, les couleurs et cette légèreté qui surprend souvent au premier contact.

Elles nous parlent aussi du plaisir de porter une pièce réalisée en petite quantité et de connaître les personnes qui l’ont créée. Ces échanges nous aident à comprendre ce qui compte vraiment une fois le vêtement porté.

La durée de vie d’une maille dépend de sa qualité, mais aussi de l’attention qu’on lui accorde. Choisir une pièce que l’on aime, en prendre soin et avoir envie de la remettre longtemps fait pleinement partie de notre façon de voir le vêtement.

C’est peut-être là que réside la place de la maille artisanale aujourd’hui : dans des pièces agréables à porter, que l’on choisit pour soi et auxquelles on s’attache au fil du temps.

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